LA FABRICATION ADDITIVE RENCONTRE L’ART

Avec l’aéronautique, l’automobile et la médecine, la bijouterie compte parmi les premières industries à utiliser la fabrication additive. Avec l’horlogerie, elles font aujourd’hui partie des secteurs de référence pour l’application des techniques d’impression.

Par Giorgio Magistrelli, expert en fabrication additive, gestionnaire d’entreprises et de projets.

Les avantages de la fabrication additive sont aujourd’hui mondialement reconnus. Dans le secteur de la bijouterie et de l’horlogerie, cette technologie permet principalement : la personnalisation de masse, l’intégration des formes ou des structures complexes, la réduction de déchets (en particulier pour les matériaux précieux), des coûts de transport plus bas, l’amélioration de l’innovation et la créativité, la fabrication à la demande et la conception relocalisée. Ainsi, les créateurs peuvent repenser la production de bijoux. Une fois le fichier 3D généré, un fournisseur spécialisé et un service d’impression 3D en ligne suffisent à la production du produit final. À l’inverse, la production de bijoux sans service d’impression 3D en ligne est beaucoup plus difficile, car elle nécessite générale- ment des machines industrielles, en particulier pour les matériaux métalliques. De plus, certaines productions ne fonctionnent pas sur les imprimantes domestiques classiques, comme nous le verrons dans cet article.

Dans ce secteur, la fabrication additive offre un autre avantage majeur du fait que les fichiers 3D peuvent être facilement modifiés. Un modèle 3D « préliminaire », peu cher, comme un prototype en plastique, peut permettre d’évaluer la qualité et la faisabilité du produit. Les modifications sont faciles à intégrer grâce aux logiciels de modélisation 3D, avant que le produit final soit imprimé dans le métal désiré. Enfin, l’impression en 3D rend également possible l’insertion dans la conception d’une quantité presque illimitée de détails, comme nous pouvons le voir dans les trois études de cas proposées dans cet article.

Les principaux matériaux et leurs traitements

Les matériaux les plus couramment utilisés par les créateurs de bijoux et de montres sont des métaux divers. Selon les besoins et les systèmes de fabrication additive, le marché offre une large gamme de matériaux, mais aussi beaucoup d’options de finition, particulièrement utiles pour les créateurs de bijoux. En plus des nombreux alliages métalliques, les principaux matériaux utilisés dans ce secteur sont les suivants :

  • l’alumide : un mélange de poudres de polyamide et de fines particules d’aluminium ;
  • l’aluminium ;
  • le laiton : composé de cuivre et de zinc ;
  • le bronze : un revêtement PU, polissage ;
  • la céramique ;
  • l’or:14ou18carats;
  • le polyamide : un plastique en nylon ;
  • le caoutchouc : un plastique souple ;
  • le ruthénium : un métal très rare, dur, lustré, fragile et blanc argenté qui ne trempe pas à température ambiante ;
  • l’acier inoxydable : avec divers composants tels que le fer, le nickel, le chrome, etc ;
  • le titane : généralement Ti64 composé de titane (88-90 %), d’aluminium (5,50-6,5 %) et de vanadium (3,50-4,50 %).

Les traitements de la surface extérieure sont différents selon les entreprises et les métaux utilisés. Ils peuvent être, par exemple, rugueux, dans le cas où le créateur préfère procéder à son propre placage. Le modèle reçoit alors un ponçage rapide, éliminant ainsi les principales impuretés de l’objet. La surface du produit fini reste rugueuse, mais l’objet est portable, comme pour un anneau. Il existe de nombreux autres finitions telles que le vernis miroir, dont le modèle est poli avec un miroir en plusieurs étapes avec une méthode soustractive, le brillant, le satiné, le sablé, l’antique, etc.

La chaîne de valeur et les techniques applicables

Dans l’industrie des bijoux, la CAO (conception assistée par ordinateur) a ouvert une nouvelle période de créativité, en constante évolution. Les coûts de CAO et de FAO (fabrication assistée par ordinateur) ont des prix beaucoup plus abordables que ceux des méthodes dites « traditionnelles ». La FAO est le logiciel permettant que la CAO soit réalisée directement sur les machines connectées au système de la chaîne de production. Le système CAO est classé en deux types : le prototypage additif et le prototypage soustractif. Le prototypage additif est le processus utilisé dans la production de bijoux. Les bijoux aux formes complexes sont de plus en plus réalisés par la fabrication additive. Au vu des avantages de cette technologie, on comprend cette tendance.

Les applications principales de la fabrication additive pour la création de bijoux restent le prototypage rapide et la fabrication directe.

  • Prototypage : les professionnels du secteur des bijoux peuvent gagner du temps et de l’argent en utilisant l’impression 3D pour fabriquer des prototypes, en plastique rentable, avant de produire le design final.
  • Réalisation de modèles de coulée : l’impression 3D peut également être utilisée dans le processus de fabrication de bijoux pour créer des modèles de casting d’investissement.
  • Fabrication directe : il est possible d’utiliser la fabrication additive pour créer des bijoux finis, principalement sur des imprimantes 3D métalliques. Étant donné que l’impression en métal est encore une technologie coûteuse pour les particuliers, les utilisateurs envoient souvent leurs conceptions 3D dans des services d’impression qui offrent une large gamme de matériaux, y compris divers métaux précieux tels que l’argent, l’or ou le platine.

Une des techniques toujours très efficace pour fabriquer des bijoux est la fabrication de moules. Le « moulage en fonte perdue » est une technique populaire pour la production directe de bijoux en métal. Dans ce cas, un modèle 3D peut être réalisé en cire thermoplastique. L’une des techniques utilisées pour créer des bijoux en or, en argent, en bronze, en cuivre et en laiton, est liée à l’impression et la coulée de cire perdue. Cette technologie s’appuie sur la technologie d’impression 3D moderne ainsi que sur la fonte traditionnelle en métal. Dans ce procédé, tout commence par l’impression 3D d’un modèle en cire. L’imprimante 3D utilise une résine de type cire comme matériau d’impression. Puis un ou plusieurs springs de cire sont attachés au modèle qui sera lui-même attaché par la sprue à une cire, ainsi que à plusieurs autres modèles. L’arbre est ensuite placé dans un flacon et recouvert de plâtre fin. Lorsque celui-ci se solidifie, il forme le moule pour le moulage du métal. Le moule en plâtre est placé dans un four et chauffé pendant plusieurs heures jusqu’à ce que la cire soit complètement brûlée.

Les procédés de fabrication additive utilisés dans les applications de bijoux sont régulièrement des technologies à base de résine : principalement SLA (stéréolithographie) ou DLP (Digital Light Processing). Ces machines peuvent produire des impressions de meilleure qualité et des surfaces d’impression plus lisses que les imprimantes 3D à extrusion, qui utilisent des filaments plastiques comme matériau d’impression. La résolution de l’impression est essentielle dans les applications de bijouterie, qui concernent souvent des objets minuscules avec un haut niveau de détail. Des surfaces lisses sont également nécessaires lors de l’utilisation de l’impression 3D pour créer des moules pour le moulage par investissement, par exemple. Il existe sur le marché plusieurs marques d’imprimantes 3D spécialisées dans les applications de bijoux : les prix commencent à partir de quelques milliers de dollars pour les imprimantes 3D de bureau de base utilisant des technologies de résine, mais pour les imprimantes 3D plus avancées, spécialement conçues pour les applications de bijoux, les prix peuvent être beaucoup plus élevés, en fonction de divers critères comme la résolution d’impression, le volume, la vitesse d’impression, etc.

Procédure d’impression et de coulée perdue – Materialise

Scan 3D pour bijoux

Le scan 3D pour les bijoux offre de nombreux avantages. Ce processus permet d’obtenir un fichier CAD détaillé. À partir de ce fichier, il est possible d’apporter des améliorations au design et au processus de fabrication de manière rapide, très précise et rentable.

Il existe de nombreux avantages pour les bijoux numérisés en 3D. Voici deux exemples d’applications et d’avantages de la numérisation 3D pour le secteur de la bijouterie.

  • Lors de la numérisation en 3D d’un bijou, le fichier CAD obtenu est beaucoup plus précis qu’une image, avec les détails. Le stockage de ces fichiers numériques pour une utilisation ultérieure (présentation, archivage, modification de dessins, etc.) est également très simple.
  • La création d’un nouveau design basé sur une bijouterie existante, après la numérisation 3D du modèle d’origine, nécessite la modification du logiciel de CAO. Il est possible d’imprimer le modèle pour construire un moule pour les nouveaux modèles.

Le scan permet donc de capturer un haut niveau de détail, la réparation d’un bijou cassé ou endommagé, la réplique de bijoux existants, etc. Les meilleurs scanners 3D pour bijoux sont d’ailleurs conçus pour capturer des pièces minuscules et très détaillées. Ils peuvent être inclus ou ouverts, et sont généralement basés sur une technologie de lumière structurée. Plusieurs scanners 3D ont été développés pour répondre aux besoins des professionnels de la bijouterie.

Tableau des scanners 3D portables les plus populaires

Principaux fabricants de systèmes pour la bijouterie et l’horlogerie

Dans le cas où les fabricants de bijoux préfèrent produire directement des artefacts, le marché offre une large variété de systèmes.

CMET

En 2016, une société japonaise a lancé sa série « Mini Meister », comprenant trois petites machines de stéréolithographie (SLA), à faible volume, dédiées au marché des bijoux et des produits dentaires.

CONCEPT LASER

Depuis les années 2000, la société allemande Concept Laser GmbH est considérée comme pionnière dans le domaine de la technologie de fusion laser. Elle est l’un des principaux fournisseurs au monde de machines. Elle a notamment connu une forte expansion après l’acquisition de 75 % de l’entreprise par General Electric (GE) en décembre 2016. Elle propose des machines standard et des machines spécifiques pour le LaserCUSING® de métaux, ainsi que des services généraux et des travaux de développement. Le procédé LaserCUSING® implique une poudre métallique fine fusionnée localement par un laser. Après refroidissement, le matériau se solidifie. Le terme LaserCUSING® – composé de la lettre C de Concept Laser et du mot FUSING pour « fusion complète » – implique un processus de fusion avec une « exposition stochastique » brevetée qui génère des géométries de composants complexes par couche, en utilisant des données CAO 3D. Le composant est construit par couches successives grâce à un plateau s’abaissant. Les articles de bijoux fabriqués à l’aide de LaserCUSING® ont une structure plus élevée et beaucoup plus uniforme qu’avec le procédé par coulée.

DWS

Maurizio Costabeber a lancé, en 1993, la première version d’imprimante de bureau 3D, produite par sa start-up japonaise. Grâce à son expérience en Orient et à sa recherche sur les technologies innovantes, il a fondé DWS, en 2007, en Italie, avec le but de proposer l’impression 3D avec un haut niveau de qualité et de résolution. La société est intégrée verticalement et produit en interne des imprimantes pour les secteurs de la bijouterie, du dentaire et du design industriel. Elle fabrique également ses propres logiciels et matériaux consommables. Aujourd’hui, DWS exporte 80 % de sa production dans plus de 60 pays à travers le monde. Elle utilise les lettres J, D et X comme suffixes pour désigner ses noms de modèles. Les machines DigitalWax® sont présentées par la société comme d’une « fiabilité élevée et une maintenance extra-faible », avec un change- ment de matériau rapide ainsi qu’une absence de préchauffage et d’étalonnage, contrôlés par un logiciel dédié parfaitement compatible avec la plupart des systèmes de CAO 3D utilisés dans les applications de bijoux.

ENVISIONTEC

La société allemande EnvisionTEC est très impliquée dans les marchés des bijoux et des produits dentaires, avec plus de 7 000 systèmes basés sur la technologie DLP (Digital Light Processing) vendus à travers le monde. En 2013, la technologie 3P (balayage, rotation et sélective photocure) a également été introduite et basée sur le laser plutôt que sur DLP et offre une lumière laser perpendiculaire pointant à la surface du photopolymère. EnvisionTEC offre une large gamme d’imprimantes dédiées à l’industrie de la bijouterie, la série de LED standard Perfactory 4, un système de fabrication de prototypes 3D « facile à utiliser et à entretenir ».

EOS

EOS a optimisé sa fabrication additive en or grâce à sa collaboration avec Cookson (CPM), spécialiste des métaux précieux, fournisseur européen leader de produits en métaux précieux, d’alliages, de fils, de tôles, de tubes, de pièces de monnaie et de moulages en or, en argent, en platine et en palladium et raffineur de métaux avec le statut de « Good Delivery » de la London Bullion Market Association.

En s’appuyant sur les données numériques des modèles CAO, le système de frittage au laser direct (DMLS) d’EOS fabrique couche par couche, sans que ce processus soit visible dans le produit fini, ce qui rend l’impression 3D indistinguable et le produit fini proche du travail d’un orfèvre traditionnel.

SISMA

Basée en Italie, Sisma compte parmi les meilleures entreprises au monde dans le secteur des orfèvres et bijoux pour la production et la conception de machines complètes, pour les chaînes de fabrication, le soudage, le marquage, les machines laser à micro-coupe et les fraiseuses à coupe et à l’outil diamant. En 2014, la société italienne et le groupe allemand Trumpf ont créé une coentreprise pour réaliser une nouvelle ligne d’imprimantes 3D métalliques. Alors que Trumpf avait produit des machines de dépôt d’énergie direct (DED), la collaboration des deux entreprises a permis de développer de nouveaux systèmes de poudres. Sisma a ainsi lancé la petite MySint 100 en 2014, avant la grande MySint 300 en 2016. En plus du titane, de l’aluminium et de l’acier, la machine MySint 100 peut fonctionner avec de l’or, du bronze, du chrome, du cobalt et des alliages de nickel.

Vittorio Gaudino, directeur général de Sisma SpA, a récemment déclaré que : « Sisma, établie en Italie en 1961, représente une référence mondiale pour la conception et la production de machines de très haute précision. Lorsque nous parlons de machines de fabrication 3D, nous devons considérer les systèmes intégrés et, selon les philosophies de Sisma, des systèmes ouverts intégrant l’ensemble de la chaîne de valeur dans son intégralité ».

Notre rêve imprimé de Zbynek Krulich

Après avoir obtenu son diplôme de l’Académie des arts, de l’architecture et du design de Prague en 2011, Zbynek Krulich (en photo ci-dessous) s’est associé à Kristyna Malovaná pour créer Morphe (http://morphe.cz/), un studio de design basé à Prague, en République tchèque, spécialisé dans les produits, les meubles et le décor d’intérieur. Quelques années plus tard, en 2012, Krulich a cofondé la marque de bijoux imprimés 3D Blueberries (http://www.blueberries.cz/) avec la créatrice Markéta Richterová (en photo ci-dessous). Leur première collection de bijoux produits à l’aide de la technologie d’impression 3D a été présentée à l’exposition Designblok 12, à Prague. La société Blueberries a notamment bénéficié d’un partenariat avec Materialise pour développer ses produits.

Seulement quelques mois après le lancement des Blueberries, Zbynek et Markéta ont remporté le prix de « Meilleur créateur de bijoux de l’année » au Czech Grand Design Awards. Depuis lors, ils participent à de nombreuses expositions et conférences telles que Design SUPERMARKET, Design Weekend Kosice, Together Again et Pecha Kucha Night.

La société Blueberries est reconnue pour ses formes géométriques et la précision de ses bijoux. L’inspiration du duo pro- vient principalement de structures naturelles, organiques et inorganiques. Dans leur travail, ils jouent avec la lumière, la matière, la composition, l’échelle et la géométrie. Les designs sont ensuite imprimés en 3D et vendus dans leur boutique en ligne (http://www.blueberries.cz/#wheretobuy).

La dernière collection a été réalisée en nylon, avec des bijoux légers et flexibles. Plus récemment, des bijoux faits d’acrylate transparent, d’acier inoxydable, d’argent et d’or ont été ajoutés à la collection.

Le duo blueberries : Markéta Richterová et Zbynek Krulich, et un bijou de leur création.

L’impression 3D à l’heure par Holthinrichs

Michiel Holthinrichs est le fils d’un artiste et d’un ingénieur automobile. Son enfance, bercée entre ces deux influences différentes, lui a permis de développer ses qualités imaginatives et l’a amené à mélanger une approche à la fois hi-mécanique et hi-tech de l’ingénierie auto- mobile et des domaines de design artistique. Il a ensuite étudié à la faculté d’architecture de l’Université de Technologie de Delft, où il a obtenu son diplôme technique et de design. Il a commencé à travailler sur des projets de rénovation du patrimoine national où il est devenu un spécialiste reconnu dans la transformation des structures historiques. Fondateur de Holthinrichs Watches, il a été l’un des premiers adoptants de l’impression 3D dans le secteur de l’horlogerie.

Avec l’Ornament, la première montre imprimée en 3D, Holthinrichs Watches exploite toute la liberté qu’offre l’impression 3D en termes de possibilités de conception, tant à l’extérieur que dans les parties internes de la montre.

L’Ornament 1 de Holthinrichs, la première montre imprimée en 3D.

Un joli cadeau par le designer Desmond Chan

De plus en plus de concepteurs de bijoux découvrent le grand potentiel et la liberté de conception qu’offre l’impression 3D. Desmond Chan, fondateur de Vulcan Jewellery (https://www.facebook.com/ VulcanJeweler) est l’un d’eux. Designer remarquable, il travaille en impression en 3D, avec i.materialise, pour fabriquer ses bijoux dans des métaux précieux comme le laiton, le bronze, l’argent ou l’or. Après avoir étudié l’animation informatique au Royaume-Uni, il a commencé sa carrière dans l’industrie de l’animation 3D à Hong Kong, il y a plus de 10 ans. Il travaille actuellement dans une entreprise de jouets en tant que responsable de l’animation et des médias numériques. Il a commencé à réaliser des bijoux en 2013, alors qu’il ne trouvait pas de cadeau de Noël et original pour sa femme. En utilisant ses compétences en modélisation 3D, il a décidé de designer son propre pendentif en forme d’étoile. Il a ensuite utilisé la technologie d’impression 3D pour faire réaliser ce pendentif en argent sterling.

Ses dernières créations représentent un « Collier Arbre en Croix » et un « Bracelet Laurel ». Le pendentif « Arbre en Croix » a été inspiré par Salvador Dali, l’un des artistes surréalistes les plus polyvalents et les plus prolifiques du 20e siècle. La croix cubique avec ses boîtes flottant dans l’air et son arbre à l’intérieur représente la vie et l’immortalité. Le « Bracelet Laurel » a été inspiré par l’Art nouveau, le mouvement d’avant-garde qui est apparu au tournant du 20e siècle, par des formes et des structures naturelles, non seulement dans les fleurs mais aussi dans les lignes courbes. Le bracelet se compose de 20 feuilles de laurier dorées qui se forment dans une bague fermée sur laquelle les feuilles de laurier se chevauchent.

Source http://www.a3dm-magazine.fr/fabrication-additive-rencontre-lart/

JOAILLERIE ET IMPRESSION 3D à Bordeaux (Gironde)

par Marc DARMON de dl-additive à Bordeaux

Source : https://www.dl-additive.com/joaillerie-et-impression-3d/

 MONDE DE LUXE, DE CRÉATIVITÉ ET DE RÊVE, LA JOAILLERIE EST UN DES PREMIERS CORPS DE MÉTIER À AVOIR INTÉGRER L’IMPRESSION 3D DANS LA RÉALISATION DES PLUS BELLES PIÈCES D’ORFÈVRERIE. COMMENT ? POURQUOI ? NOUS VOUS EXPLIQUONS TOUT.

Même si l’on en entend parler que depuis quelques années, la fabrication additive a été créée il y a plus de 30 ans. Outre les industriels qui se sont appropriés cette nouvelle technologie pour leurs besoins de prototypages, l’industrie du bijou et de joaillerie a elle aussi compris le grand intérêt que l’impression 3D avait pour le métier. Les créateurs ont vite adopté la fabrication additive dans leur logique de création car elle permet de répondre au mieux aux différentesproblématiques de leur métier. En effet, notre société et nos habitudes de consommations évoluent entrainant avec elles une augmentation de l’exigence des clients notamment en terme de personnalisation.

            « JE VEUX QUELQUE CHOSE D’UNIQUE, QUE JE NE VERRAIS NULLE PART AILLEURS !  » .

C’est à cette demande que sont confrontés les créateurs qu’ils soient indépendants ou appartenant à de grands groupes de luxe. L’impression 3D vient en renfort des joailliers pour les aider à satisfaire leurs clients à moindre coût. Mais quelles sont les principaux apports de l’impression 3D? Avant de détailler les différentes applications de la fabrication additive, il faut rappeler que la technologie d’impression utilisée ici est la Stéréolithographie ou (SLA). Cette technologie se base sur une résine liquide qui est polymérisée (durcie) à l’aide d’un laser. On utilise cette technique notamment dans le luxe pour sa précision, sa rapidité d’impression et son état de surface lisse.

LE PROTOTYPAGE

 

Tout d’abord, comme dans d’autres secteurs d’activités, la fabrication additive permet de prototyper une idée rapidement et dans le strict respect du fichier d’origine. Dans le secteur de la bijouterie joaillerie cela à différents avantages :

– Les clients visualisent beaucoup mieux la création, peuvent la toucher et se l’approprier. Cela va permettre d’effectuer des modifications sur le modèle si besoin.

– Les créateurs vont gagner du temps notamment sur les matières premières. Le prototype est prêt en moins d’une heure suivant la géométrie de la pièce.

– La fabrication additive permet aux professionnels du secteur de se concentrer sur la création et l’innovation.

Les résines utilisées dans le cadre du prototypage sont très résistantes et peuvent totalement être utilisées dans le cadre d’envoi de prototype par voie postale.

Ce type d’utilisation convient parfaitement pour les créateurs indépendants qui peuvent répondre de manière plus efficace à la demande de sur mesure de leur client et devenir plus compétitifs par rapport aux grandes maisons. La rapidité de production permet aussi de réduire les coûts et de proposer des créations à des prix plus abordables.

 

LA CRÉATION DE MOULE À CIRE PERDUE

De nombreuses résines sont aujourd’hui calcinables. Cette propriété donne la capacité aux résines de fondre et de former un négatif parfait de la pièce permettant de restituer les moindres détails de l’original. L’utilisation de ce type de résine permet ici encore, un gain de temps considérable pour l’artiste qui pourra répliquer sa création facilement et très précisément. C’est aujourd’hui une des utilisations privilégiées de l’impression 3D dans le secteur d’activité.

LA CRÉATION DE BIJOUX

Prototypes, moules jusqu’à présent l’impression 3D ne nous sert que d’outil pour créer la pièce finale. Nous pouvons utiliser les résines et différents matériaux qu’offre la fabrication additive. Colliers, bagues, bracelets ou encore boucles d’oreilles, les possibilités sont infinies. Pourquoi ne pas y penser pour une édition limitée ?

ET DANS LE FUTUR ALORS ?

Très prochainement, de nouveaux matériaux vont faire leur apparition. Nous pourrons imprimer directement à partir d’alliage de métaux précieux.

Chez DL Additive, la qualité et la précision sont nos valeurs premières. Nous disposons d’un parc machine développé vers la stéréolithographie, le luxe et le haut de gamme. Pour chacun de vos besoins, nous vous proposons une dizaine de résines d’impression différentes. Calcinables, thermorésistante, ou capable de restituer une résolution jusqu’à 15 microns, nous étudierons vos besoins et nous vous accompagnerons dans la réalisation de l’ensemble de vos créations.

 

Une imprimante 3D économique pour fabriquer vos bijoux

Rouen : la bijouterie Lepage crée des bijoux en 3D

Innovation. Le monde de la joaillerie passe au numérique avec un logiciel permettant la création à 360°. Avant l’arrivée d’une imprimante 3D.

Au sous-sol de la bijouterie Lepage, l’atelier est séparé du magasin par une simple paroi de verre. Les clients peuvent ainsi observer, en toute transparence, l’artisan Ludovic Dworaczek répéter les mêmes gestes traditionnels pour donner vie à des bijoux éternels. À voir les outils polis par des décennies de savoir-faire, difficile d’en déduire que le petit monde de la joaillerie est en pleine révolution numérique. Lepage vient pourtant de faire l’acquisition d’un logiciel permettant la création de bagues, pendentifs et autres boucles d’oreilles en 3D. « On aura toujours besoin de la main de l’homme pour sertir les pierres, réagit Ludovic Dworaczek. Mais la 3D va nous offrir tellement de possibilités… »

Avec une imprimante 3D, un modèle en cinq heures

Jusqu’à présent, les bijoux prenaient d’abord forme sous les traits de crayon de Coralie Bonino, créatrice dessinatrice. « Je présentais au client deux ou trois vues : de profil, de dessus… Avec le logiciel en 3D, je peux présenter une vue à 360°. » Surtout, toutes les hésitations sont permises : or jaune ou or rose ? Rubis ou saphir ? Et pour maintenir la pierre, des griffes carrées, rondes ou en forme de cœur ? « On ne pourrait pas vous faire cent dessins pour vous montrer toutes les possibilités. Avec le logiciel, c’est instantané », annonce Coralie Bonino qui, en deux clics, troque une perle noire contre une perle blanche, sur un pendentif qu’une cliente veut offrir à sa fille.

À terme – en 2018 – la bijouterie devrait s’équiper d’une imprimante 3D qui permettra de créer des résines, c’est-à-dire des modèles en cire des bijoux à fabriquer. « La résine nous évite de forger du métal inutilement, et permet d’avoir un meilleur aperçu du bijou avant la réalisation finale », résume Ludovic Dworaczek. L’imprimante 3D accouche d’un modèle en cire en trois à cinq heures, « ce qui est un gain de temps considérable. Je mets nettement plus de temps ! ».

La conception du bijou en lui-même reste un travail manuel… Du moins pour l’instant. « Il existe des prototypes d’imprimantes 3D permettant de fondre l’or. Pour des réalisations simples, comme des alliances. Mais on n’en est qu’aux balbutiements ! Et il y aura toujours une partie qui ne pourra jamais être usinée », estime Valérie Lefrançois, gérante, avec son mari, de la bijouterie installée à Rouen depuis plus de soixante-dix ans.

Dans un avenir pas si éloigné de la science-fiction, la machine pourrait donc remplacer, en partie, la main de l’homme. Mais l’imagination, seule capable de sublimer un diamant dans un écrin d’or, ne sera, elle, jamais numérique.

Source : http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/rouen–la-bijouterie-lepage-cree-des-bijoux-en-3d-NP10798995

Bijouterie et techniques d’impression 3D

L’impression 3D est un processus de fabrication innovant qui trouve naturellement sa place dans l’univers de la bijouterie. Déjà largement utilisée par des artisans professionnels en toute complémentarité des méthodes traditionnelles comme sur Vivalatina, l’impression 3D devient désormais de plus en plus accessible au particulier et cette démocratisation n’en n’est qu’à ses débuts. Cette technique révolutionnaire a beaucoup d’avantages dans le domaine de la bijouterie, notamment en termes de précision (par exemple dans la création des cires pour les moules), de coûts (production d’objets uniques ou de petites séries) ou de possibilités de personnalisation (modélisation 3D sur des sites de bijoux personnalisés comme jweel.com). Voyons quels matériaux et techniques sont employés aujourd’hui pour réaliser vos bijoux.

Les matériaux dans l’impression 3D

Aujourd’hui, il est possible d’imprimer en 3D une gamme extrêmement vaste de matériaux et les avancées technologiques sont fulgurantes. Les deux principales familles de matériaux utilisées pour l’impression 3D sont les plastiques (ABS, PLA, polyamide…) et les métaux (or, argent, acier, titane…) Mais il est également possible d’imprimer de la céramique, de la cire, du sable ou du verre. Un des derniers matériaux d’impression 3D à avoir vu le jour est le bois !

Dans les faits, chaque matériau a ses propres propriétés physiques, qui impliquent des limites de précision sur les machines (épaisseur, détails…). Ces limites peuvent être relativement contraignantes pour la création de bijoux. Par exemple, la céramique exige au moins 3mm d’épaisseur partout, ce qui la rend difficilement utilisable pour la création de certains bijoux. En bijouterie, les principaux matériaux utilisés sont bien entendu les métaux, nous vous en proposons quelques uns:

Laiton

Le laiton est un alliage à base de cuivre. Il est fréquemment utilisé dans les gammes de bijoux fantaisie en raison de son aspect agréable (légèrement doré) et de son faible coût. Le matériau est toujours proposé avec une couche de verni qui le protège des chocs et de la corrosion.

Exemple de bague en laiton

L’Argent

Disponible à 925 millièmes, l’argent est un matériau incontournable dans le domaine de la bijouterie. Plusieurs finitions sont disponibles (sablé, satiné, gloss, standard…)

Exemple de bague texte en argent, finition sablée

L’Or

C’est le matériau précieux par excellence. Les trois types d’or sont proposés: jaune, blanc et rose.

Exemple d’une bague texte en or jaune

Le Titane

Le matériau imprimable le plus solide du monde. Ce matériau propose une solidité à toute épreuve et un niveau de précision un peu plus fin que les précédents.

Exemple d’une bague en titane

L’Acier

Le matériau le plus précis de toute la gamme.

Rendu réaliste d’une bague en acier

Les techniques d’impression 3D

Imprimantes 3D professionnelles – Crédit photo: i.materialise.com

Il existe plusieurs types de techniques et de machines (stéréolitographie, frittage sélectif par laser, FDM…), mais en réalité, toutes les techniques utilisent le même principe: On assemble les matériaux couche après couche, un peu à la manière d’un mille-feuille, qui fusionnent par l’intermédiaire d’un liant spécifique. En gros, l’objet en 3D est une superposition de couches de matières en 2D.

Le processus de fabrication d’un objet par impression 3D – Crédit photo: i.materialise.com

En bijouterie, les techniques employées varient en fonction du matériau utilisé.

Pour l’or, l’argent, le laiton et le bronze, une fois le modèle 3D crée avec un outil de CAO (comme jweel) un modèle en cire est fabriqué par impression 3D. Un moule en platre est crée à partir de ce modèle et le métal y est coulé directement.

Le processus de fabrication d’un objet à partir d’un moule crée par impression 3D – Crédit photo: i.materialise.com

L’acier et le titane sont des matériaux imprimés “directement”, c’est à dire qu’une une fois le modèle 3D crée avec un logiciel de CAO, une poudre de métal est déposée dans l’imprimante par couches et fusionnée pour créer le bijou.

Le processus de fabrication d’un objet crée directement par impression 3D – Crédit photo: i.materialise.com

Aujourd’hui, l’impression 3D garantit des bijoux d’une qualité et d’une précision irréprochables. La technique n’a bien entendu pas vocation à se substituer aux professions artisanales qui gardent un savoir faire unique. D’ailleurs, même avec l’impression 3D, la notion du fait-main est toujours présente, les bijoux étant souvent post-traités manuellement. C’est une technique de fabrication complémentaire qui offre  au secteur de la bijouterie un champ de possibilités toujours plus large.

Source : https://www.vivalatina.fr/blogs/blog-bijoux-argent/16889608-bijouterie-et-techniques-d-impression-3d

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Concepteur 3D en bijouterie-joaillerie

Cloud – Integration of RhinoGOLD

Les Maitres du Rêve, documentaires sur la joaillerie